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lundi 17 juillet 2017

RIP Monsieur ROMERO







Le film, sorti en 1968, a donné naissance à un nouveau genre cinématographique, devenu incontournable à Hollywood.

Le réalisateur américain George A. Romero, dont le film culte La Nuit des morts vivants a lancé le genre des films de zombies, est décédé dimanche à l'âge de 77 ans. Romero est mort «en écoutant la bande originale de L'homme tranquille, un de ses films préférés», explique Chris Roe, son manager. «Il est mort en paix dans son sommeil, après un combat bref mais déterminé contre un cancer du poumon, laissant derrière lui une famille aimante, beaucoup d'amis et un héritage cinématographique qui a persisté et continuera de persister, à l'épreuve du temps», a ajouté son manager.
Tourné en noir et blanc, avec un budget d'à peine plus de 100.000 dollars et des acteurs inconnus, La nuit des morts vivants, sorti en 1968, raconte l'assaut d'une ferme isolée par une horde de morts sortis de leurs tombes à la suite d'une mutation. Avec son esthétique «gore», il sera considéré plus tard comme une critique subversive de la société américaine des années 1960, jouant sur les frayeurs d'une époque marquée par la guerre du Vietnam, la course aux armements et la fascination pour les ovnis. Le film, devenu un classique, a rapporté plus de 30 millions de dollars à travers le monde. Le réalisateur avait reconnu s'être inspiré du roman de science-fiction Je suis une légende de Richard Matheson, paru en 1954. Avec ce long-métrage, «j'ai commencé quelque chose dont je n'ai jamais pu m'échapper. Dont je n'ai jamais voulu m'échapper!», confiait George A. Romero dans les notes de production de Land of the Dead, sorti en 2005, qui s'inscrit dans sa saga dédiée aux morts-vivants.
Nourri aux «comics» et aux films d'épouvante, le réalisateur, né en 1940 d'un père cubain et d'une mère américano-lituanienne, était aussi l'auteur de longs-métrages entre épouvante, fantastique et comédie macabre comme Creepshow (1982), ou dans un autre genre, de Knightriders(1981), retraçant l'épopée d'une troupe ambulante de chevaliers-motards. La nuit des morts-vivants a donné naissance à un nouveau genre cinématographique, devenu incontournable à Hollywood. Les zombies ont envahi plus tard le monde des jeux vidéos et des séries télévisées.
À l'annonce de son décès, les hommages se sont multipliés. «Triste d'apprendre que mon collaborateur favori -et ami de longue date- George Romero est mort. George, il n'y aura jamais personne comme toi», a twitté l'écrivain Stephen King, maître du roman d'horreur. Le réalisateur américain Eli Roth a salué George A. Romero pour avoir «fait face au racisme il y a 50 ans», en confiant le rôle principal de La nuit des morts-vivants à un acteur noir, Duane Jones. «Romero est décédé. Difficile de trouver les mots pour l'instant. La perte est tellement grande», s'est désolé le Mexicain Guillermo del Toro, réalisateur du film fantastique Le labyrinthe de Pan.
«Chaque film de la saga reflète à sa manière le climat politique et social de son époque. Si les histoires que j'y raconte sont finalement assez proches les unes des autres, elles prennent tout leur sens par le contexte dans lequel elles se situent, par l'évolution du monde et de la société sur plusieurs décennies», expliquait George A. Romero. La plupart de ses films ont été tournés à Pittsburgh, en Pennsylvanie, ville où il a fait ses études universitaires, ou dans les alentours. La nuit des morts-vivants a été ajoutée en 1999 au Registre national des films aux États-Unis, qui regroupe des œuvres considérées comme «culturellement, historiquement ou esthétiquement importantes».
LE FIGARO

17 commentaires:

  1. Triste news... je frissonne encore à chaque fois que ej visionne Zombie et Le jour....

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  2. George A. Romero et Martin Landau fauchés du même coup. Toutes les icônes s'éteignent une par une que ça en devient déstabilisant.

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  3. Il est pas mort, il va revenir...

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  4. Depuis Romero, le film de zombies, c'est "le Jour" et "la Nuit"...

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  5. Road of the dead c est dead... il faudra que je regarde ça a mon retour connection pourrave ici ....

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  6. When Theres No More Room Left In Hell,The Dead Will Walk The Earth.....
    Deux géants bourré de talents partent d'un seul coup: un mort peut donc en cacher un autre?

    https://youtu.be/SMtZ8neVa3U

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  7. Triste nouvelle, je suis dégoûté.
    Les zombies sont vraiment morts maintenant.
    RIP MR Romero
    et RIP Mr Landau que j'aimais beaucoup aussi.

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  8. sniff , mais il va se relever c est sur

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  9. Je n oublie pas le cdt Koenig qui s en est allé avec l'aigle noir vers d' autres dimensions.....

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  10. Le maestro s'en est allé. Mille mercis à cet homme sans qui le cinéma d'horreur ne serait peut-être pas ce qu'il est aujourd'hui.

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  11. Respect à l'artiste et à l'homme.
    L'inconnu de nulle part

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  12. A priori Matt Birman confirmerait le tournage de road of the dead....ou quand rollerball rencontre mad max a la sauce zombie

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  13. Effectivement, c'est étonnant que la plupart des blogs ont relativement peu abordé la nouvelle.

    MAis que représente George Romero ?

    Un auteur, devenu réalisateur, de film fantastique par opportunité commerciale, qui a paradoxalement produit une oeuvre avec un haut niveau de signification et d'efficacité en 1968. A noter cependant qu'il n'était pas le seul, puisque ses partenaires d'alors étaient 10.

    Il est revenu au genre qu'il a créée, plus qu'imité dans l'intervalle, en proposant une suite triomphale à beaucoup, beaucoup de points de vue. Un niveau bien plus élevé de signifiants politiques, sociales et métaphoriques, une action quasiment inégalée ainsi qu'un choc inestimable et jamais égalé depuis. Zombie demeure non seulement l'acmé de l'épouvante, mais cette oeuvre possède une telle densité que de nombreux, innombrables même, suiveurs vont l'imiter, prendre un élément, puis l'exploiter parfois à tort, souvent même, et parfois intelligemment.

    Si Stocker et Shelley ont su créer le mythe de Dracula et de Frankenstein, Romero a indéniablement codifié celui des zombies ou morts vivants. Avec le courant qu'il a su générer, il aurait dû être multi millionnaire. Hélas, les abrutis de la firme de distribution de la Nuit...ont omis d'indiquer le copyright au terme du générique...

    Romero a donc codifié un genre, sachant que la perception des zombies était liée avant lui au vaudou, puis a engendré une descendance fructueuse qui a rempli les poches d'autres, notamment les bénéficiaires de la série Walking dead, en tête, ou encore d'autres films hollywoodiens.

    Si, dans la forme, il n'y eut guère que Lucio Fulci qui sut l'égaler, la richesse thématique et la pertinence de la critique de cet auteur fut une aubaine pour lui.

    On regrettera son cancer car les photos de ces dernières années le montraient déjà bien amaigri, le défaut d'enrichissement qui aurait dû être le sien, le manque d'opportunités qu'il aurait dû avoir.

    Qu'aurait donner Le jour des morts-vivants selon sa version initiale ?
    Quelle malchance qu'il ait autant attendu avant de tourner d'autres films de la saga !

    Bref, un legs immense mais un scandale sur le plan matériel !

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  14. j'ai rencontrer george romero au comiccon d'ottawa au mois de mai
    dernier,....c'est probablement le monsieur le plus gentil que je n'ai jamais
    rencontrer,....il m'as signer mon comic de "creepshow" et j'ai une photo
    de lui avec mon livre et sa signature en main,....c'est vraiment dommage,
    george etait vraiment une bonne personne avec ses fans!

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